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ENVIRONNEMENT ET SÉCURITÉ |
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Pour
SFL, la responsabilité sociale et environnementale est une
donnée clé de sa rentabilité future. Il s’agit d’anticiper
les normes, techniques ou réglementaires, et de les intégrer
dans la gestion des opérations de restructuration et d’asset
management.
Afin de mieux anticiper les implications du Grenelle de
l’environnement, SFL a participé à plusieurs groupes de
travail réunissant des représentants des sociétés foncières
et destinés à faciliter le travail du législateur. Elle tire
sa légitimité de la stratégie d’anticipation des contraintes
réglementaires qu’elle a initiée depuis plus de 4 ans.
En effet, plusieurs des opérations de restructuration
d’immeubles de SFL ont été certifiées HQE (Haute Qualité
Environnementale) ou sont en cours de certification. Le
label « Haute
Qualité Environnementale » peut être attribué pour les
processus de rénovation comme pour l’ensemble d’un bâtiment
une fois livré. Ainsi, le 103 Grenelle a obtenu deux fois le
label : pour la conduite de ses travaux, puis lors de son
achèvement. Il a été le premier immeuble ancien en France à
recevoir cette distinction.
Le même volontarisme se retrouve dans les rénovations du 108
Wagram, dans les travaux du 92 Champs-Elysées et dans ceux
de l’hôtel Mandarin rue Saint-Honoré, site pilote pour le
label HQE « hôtellerie ». Au 108 Wagram, par exemple, SFL a
innové en incluant dans le contrat de rénovation une «
garantie d’objectifs des performances énergétiques ».
Une fois l’immeuble terminé, SFL poursuit la démarche « HQE
» menée durant les travaux par un cahier de préconisations à
l’usage des utilisateurs. En 2009 a été signé le premier
bail « vert » véritable, avec la société Barilla, locataire
du 103 Grenelle, après qu’un premier essai avait été réalisé
dans l’immeuble Beaubourg. Le contrat de bail a été assorti
d’une annexe comportant deux types d’informations, sur le
fonctionnement de l’immeuble et sur les modalités d’une
utilisation optimale du bâtiment. Pour le locataire, il
s’agit de préconisations et non pas d’obligations.
Cette annexe environnementale aux contrats des baux anticipe
sur les textes concernant les objectifs de performance
énergétique dans l’utilisation du bâtiment qui seront votés
en 2010 dans le cadre du Grenelle de l’environnement II.
Elle sera alors indispensable pour l’obtention de la
certification HQE d’exploitation. Pour SFL, la rédaction de
ces documents constitue une opportunité de gestion. En
effet, les références des matériaux utilisés lors de la
conception du bâtiment y sont également archivées, ce qui
facilitera les rénovations futures.
Le développement durable, un outil de gestion
Dans un contexte général où les exigences environnementales
ne cessent de croître et où les contraintes réglementaires
se développent, SFL anticipe dans un double objectif :
valoriser au mieux son patrimoine et diminuer le montant des
charges et des frais d’exploitation.
En liaison avec les directions du développement, de l’asset
management et de la commercialisation, la direction
technique de SFL s’attelle donc à préparer, à moindre coût,
l’amélioration de la performance énergétique de ses
immeubles.
SFL a donc décidé de systématiser, dans le cadre de son
schéma directeur des travaux, son expertise dans la prise en
compte des impératifs d’économies d’énergie et de respect de
l’environnement. La finalisation de ce schéma directeur
devrait intervenir en 2010, car elle est suspendue au vote
du Grenelle de l’environnement II, attendu pour le
printemps, ainsi qu’aux décrets d’application.
Dans le cadre de ce schéma directeur de travaux, trois
objectifs ont été définis : la limitation de la consommation
énergétique, le renforcement des isolations et
l’amélioration des systèmes de réalisation de la
maintenance.
En effet, la baisse des dépenses énergétiques ne passe pas
uniquement par l’installation de panneaux solaires ou de
minicentrales à biomasse mais par l’adoption de mesures
simples
et techniques. Certaines sont déjà en vigueur sur plusieurs
des actifs de SFL. Elles vont de l’isolation, par doublage,
des murs à la mise en place de la centralisation de la
gestion technique ou GTC du bâtiment… Citons également la
pose de menuiseries et vitreries efficaces ou l’intégration
de systèmes d’économie dans les installations techniques
(ascenseurs, ventilateurs, pompes ou éclairage…) et dans les
systèmes de production de chaleur, de froid ou
d’électricité.
Le schéma directeur s’étalera sur huit années et sera divisé
en deux temps. SFL mènera d’abord l’évaluation du potentiel
d’amélioration des immeubles ensuite, elle hissera son
portefeuille d’actifs au niveau exigé par les lois du
Grenelle II.
Cette planification très stricte des travaux à venir
permettra un suivi plus rigoureux des projets et des
entreprises de maintenance et donc un meilleur contrôle des
coûts. Elle s’inscrit dans la stratégie de création de
valeur de SFL.
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